Mémoire collective

Affiche officielle du film. Via Google.

Un film que je suis allé voir à mon retour de voyage a été «Tu te souviendras de moi».

«Édouard, personnalité publique et professeur d’histoire à la retraite, commence à perdre la mémoire. Habitué à s’exprimer sur toutes les tribunes, il doit se faire plus discret même s’il estime avoir encore beaucoup de choses à dire.»

C’était au Cinéma Beaubien, dans une petite salle, probablement parce que voilà déjà un moment que le film a sorti. Petite salle, mais pleine.

Outre que j’ai apprécié la représentation, le sujet et le traitement m’ont brassé.

Ma santé

C’est vrai que j’ai des pertes de mémoire et, par moments, des tremblements. Je ne crois pas avoir l’Alzheimer ni le Parkinson. Ces symptômes découlent davantage de mes traumatismes crâniens et des épreuves nerveuses vécues dans ma vie. Je ne peux que spécifier avoir vécu pratiquement toute ma vie dans une autre réalité sans comprendre la raison. Mon autisme me fait voir et comprendre la vie différemment, un décalage affectant inévitablement le système nerveux. Mon fonctionnement s’en trouve affecté puisqu’il s’aligne sur mes perceptions différentes. Comme n’importe quel humain, je réagis à ce que je perçois, pas à ce que les autres perçoivent…

Revenons au film.

En analysant les actions du personnage principal, je voyais son besoin de guérir de ses blessures passées. À ces dernières s’ajoutaient d’autres collectives.

Vacances

Sauf que finalement j’ai écrit tous les jours sur mon autre blogue. Je suis toujours en attente d’une libération, moi emprisonné, eux en liberté. Comment dire?

Je vais revenir à quelques publications par semaine, plutôt qu’une par jour.

J’ai entrepris d’écrire un autre aspect de ma démarche. Ça devrait être publié à la fin du mois d’août, mois durant lequel je ne devrait rien publier d’autres sauf si…

Mon précieux

Pour mon précieux, je sais que je fais référence aux Seigneur des Anneaux, mais ce n’est que pour faire ressortir l’importance de mon enfant, pas l’attachement malsain. Je ne considère pas que les enfants appartiennent à leurs parents, mais dans un même souffle, il n’est vraiment pas question que j’accepte qu’on s’approprie mon enfant. C’est exactement ça mon point.

Amnésie

Avez-vous déjà écouté cette série, « Au coeur du temps » ? J’étais jeune et il s’agissait assurément des reprises. Néanmoins, cela me fascinait. Se promener de cette façon dans les souvenir de l’humanité, d’interagir avec ceux-ci et, ainsi, en comprendre différentes dimensions humaines. J’étais jeune, mais je comprenais déjà cette expérience.

Quelques années plus tard, je suis devenu amnésique. J’étais pris dans un tunnel temporel, à mon tour. Je visitais des époques, cherchais à en comprendre le sens et à faire des liens avec ma nouvelle réalité.

C’est de cette manière que je suis devenu orphelin, sans même une fratrie. L’expérience de ces relations n’avait plus aucun sens, si jamais elles en ont eu.

Bonne fête des Mères.